Jardin de Poésie

Chers visiteurs,

Soyez les bienvenus dans le Jardin de Poésie des pratiquants Vô-Vi où s’épanouissent des fleurs de l’âme, aux couleurs multiples, aux parfums enrichissants, des vers mystiques reflétant les échos des voix émues qui retentissent du silence de la Contemplation intérieure.

Veuillez apprécier les poèmes spirituels de nos amis :

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La Pure-Lumière Que J’Attends



Ombre et lumière, nuit et jour
Rythment le temps.
Pas à pas nous avançons
Vers l'étoile qui brille chaque nuit
Et nous révèle son mystère.

Pas à pas, nous allons ainsi,
Nous, les Enfants de la Terre
A la rencontre de Celui qui est Lumière.

Je crois, Seigneur,
Que tu es déjà cette Lumière
Que j'attends.

Odile BOUSQUET

Traduction en vietnamien du Poème « La Pure-Lumière que j’Attends » d’Odile BOUSQUET

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Vallée du Lys



Au jardin de mon cœur toujours fleuri se meurt
La blanche fleur du lys d’une aurore lointaine.
Ô rêve le plus pur ! Ô baiser le plus doux !
Dont l’aube garde encor l’émouvant souvenir.

Sur le lys blanc de la vallée, le paon du jour
Ne s’est posé qu’un court instant,
Mais il s’est enivré de son parfum
Pour sa vie toute entière.

Au jardin de ton cœur, me voici solitaire ;
Tandis que sur des rythmes lents s’en va le temps.

Jean-Paul CAPMAU

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Communication



Sur mon cœur berce une étonnante flamme
Qui rédige en ce vers le pardon du Haut-lieu.
Elle répond comme un cri au silence et aux larmes,
Le regret de n’être pas plus loin avancé.

Nous aimons tous cet appel sublime
Qui résonne en nous comme une forte brise ;
Et le jour viendra, dans une grande clarté,
Où les portes du ciel s’ouvriront sur l’univers entier.

Nous pourrons alors partager, partager, partager.

Raymond GARCIA
Rodez, 22/06/1992.

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Sans Titre



Le temps et l’espace sont très courts
Le temps d’un discours.

Six mots sublimes
Nous sortent de l’abîme.

Nam Mô A Di Đà Phật
Et nous faisons le grand pacte.

Monique GARCIA
Hong-Kong, 31/12/1993.

Sans Titre



J’ai entendu un jour…
J’ai entendu un jour,
Une voix d’une douceur infinie,
Me souffler à l’oreille le sens de la vie.
Mon cœur se mit à battre,
Mes larmes à couler
Et, la gorge serrée,
Mon être tout entier se mit à vibrer.
Le Monde Céleste, rempli de félicité,
M’invite à danser.

Monique GARCIA

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MÈRE Divine



Comme le doux parfum d’une pétale de rose
Enfoui dans ton jardin secret,
Tu parfumes mon cœur
Douce Mère.

Comme l’artifice flamboyant
Aux milles couleurs éclatantes,
Tu étincelles mon cœur
Douce Mère.

Comme l’Amour de ton ciel céleste
Ta grandeur infinie n’a pas de Nom,
Tu enveloppes mon cœur
Douce Mère.

Comme le fil soyeux d’un satin fleuri
Tes tendres mains brodent mon âme
Pour unir nos cœurs
Ma Douce Mère.

Annie G.
( Lương Huệ Triết )
Paris, Avril 1995.

Maître



Je déverse à vos pieds
Ces larmes de joie et de tristesse
Comme je dépose ces fleurs de printemps
Dans ce vase de diamants,
Pour me baigner dans votre Amour
Où glisse l’eau pure et légère,
Qui reflète d’innombrables étoiles étincelantes
Aux couleurs d’or et d’argent.

Je récolterai les fines gouttelettes
De votre Eau Bénite éparpillée,
Je m’imprégnerai de leurs parfums
Et garderai secrètement dans mon cœur
Les bienfaits naturels et sacrés,
Je puiserai chaque jour une particule d’Amour
Pour me nourrir de bonheur et de sérénité
Et reconstituer une perle d’or de lucidité.



Vous êtes l’Amour Eternel,
Vous êtes cette Patience Infinie,
Vous êtes notre Guide Spirituel,
Vous êtes notre Admirable Ami,
Vous êtes cette Lumière Sublime,
Vous êtes la Lucidité Exemplaire
Vous êtes notre Père,
Et je vous aime.

Nam Mô A DI Đà Phật.

Annie G.
( Lương Huệ Triết )

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Jacqueline LEGEAY

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Le Bateau de la Rédemption



Voguez, voguez, voyageur de l’infini,
Sur les vagues déchirées ou bleues de la vie ;
Ramez sans relâche
Pour gagner la rive sans ombrage
Du royaume des cieux.

Forçat aujourd’hui,
Bouddha demain,
La liberté se gagne et la vie aussi.
Chacun doit remplir par lui-même
Son propre océan de larmes,
Briser ses chaînes,
Se laver, se lustrer dans l’eau sacrée du Dharma.

Les yeux vidés,
Ils sont plus clairs dans le noir ;
Il faut bien qu’ils le soient
Pour voir venir
Fendant les nuages du ciel,
Flottant majestueusement,
Poussé par le souffle divin,
Les voiles gonflées par l’Amour Suprême,
Le bateau cristallin de l’Ultime Rédemption ;
Celui-là même, venu du fond des âges,
Attendu patiemment ce Retour Espéré,
Transparent et Unique,
Sans empreinte du temps,
Pour emporter à jamais
Le Peuple de Diamant
Au Pays natal d’Antan.

Ce n’est plus à l’horizon
Un soleil brûlant et terrible
Flétrissant la fleur éclose de la vertu,
Mais un feu plus Céleste
A la porte des Cieux,
Que seul un cœur pur
Traverse sans crainte ni peine
Dans une joie éperdue.

Naufragé de la vie,
Sauvé du marécage des illusions,
Survivant étonné de la mer des souffrances,
Te voilà échoué à la Rive de la Connaissance.
Jette l’ancre dans ce nuage d’argent ;
Tu es arrivé à bon port à présent.
Pénètre dans la Lumière
Blanche et limpide
Et dans cette eau pure et vivifiante à souhait,
Couronné d’un diadème
Sur ta tête rasée,
Scintillante, éclatante de gloire éternelle.

Ce bateau cristallin de l’Ultime Rédemption
Emporte à jamais ton âme légère
Toujours plus loin…
Toujours plus haut…

Marie-Pierre MONGIAT
( Lương Huệ Hòa )

Traduction en vietnamien du Poème « Le Bateau de la Rédemption » de Marie-Pierre MONGIAT.

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Méditation



AMOUR
Amour de tout
Celui qui dure toujours
Amour du Grand et du Petit
Dans un même élan, au sein d’un même cri !
Il est passé chez moi en même temps qu’ailleurs
Comme la gouttelette d’Espoir dans le calice d’une Fleur.
Est-ce le Printemps qui vient souffler le parfum vivant de la terre
Jusque dans l’infinie profondeur de mon être, sur les lèvres de mon Âme ?
Ce vent deviendra puissant, pénétrant partout à travers le Temps et l’Espace
Afin que Temps Passé Espace Oublié résonnent à l’unisson au Cœur même de la Lumière !

Dominique RAYOU – Décembre 1978

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Benoît ROUX

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Nicolas ROUX

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Mon DIEU, que je Vous aime !



Mon DIEU, que je Vous aime en ce matin d’avril
Où mon Cœur réjoui exhale cent parfums ;
Mon Âme a revêtu sa parure subtile
Et Vous chante sa Joie sur un ton cristallin.

Mots incertains, roueries et pièges inutiles,
Nuages habituels, ombres sur le Divin,
N’ont pas trouvé leur place en ce matin d’avril
Brillant dans la Lumière de mon Esprit Serein.

Mon DIEU, que je Vous aime en ce matin d’avril !
Rivalisant avec les oiseaux du jardin,
Mon Être tout entier en son joyeux babil
Dispense, généreux, son merveilleux Refrain.

Odile THÁI-Hoàng
Au Centre de Gien.

INGRATITUDE



Ce soir, l’Ingratitude a heurté mon front dur
Et a cloué ma bouche de son sceau imprévu,
Elle a courbé mon dos, me livrant en pâture
Aux forces de la nuit violemment apparues.

Rendue muette et sourde et soudain comme morte,
Je me suis réfugiée au plus profond de moi,
Revoyant, ébahie, la hideuse cohorte
Des faibles et des lâches se prenant pour des rois.

Mais mon Âme aux abois, au tréfonds de mon Etre
Découvrant une berge jusqu’alors inconnue
S’est posée doucement sur une île déserte,
Havre de quiétude d’un Paradis perdu.

Sur ce socle immuable aux assises éternelles,
Abri inattendu à mon Âme éplorée,
Ont été décimées les paroles cruelles
Royalement vaincues par la Sérénité.

Odile THÁI-Hoàng
(04-07-1988)

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Le Poème du Silence



Il arrive parfois que le silence efface
Et les bruits de la ville et les chants des oiseaux.
J’aime le silence des nuages si beaux
Qui planent dans le ciel sans rien laisser de trace.

Il arrive souvent qu’un silence s’installe
Comme un sonnet muet au tréfonds de moi-même…
Mes mots n’arrivent pas à dire ce poème
- Aux rimes divines, vibrantes - qui s’exhale

Des effluves subtils, par delà les pensers,
Par delà les cinq sens, par delà l’intuition.
Je reste immobile pour ne pas offenser

Ce Vide céleste de la Contemplation,
Posé avec douceur, tout comme un diadème
Scintillé d’étoiles couronnant ce poème.


Toulouse, le 28-01-1998,
Quang-Thắng TRỊNH.

Contemplation



Par la Grâce de Dieu, que mon Âme sensible
Traverse l’opacité des erreurs commises,
Rejoigne la clarté de tous mes jours terribles,
Comprenne le vrai sens de ces leçons apprises.

Par la Grâce de Dieu, que mes ailes fragiles
Traversent l’opacité du parcours mystique,
Rejoignent la clarté des paroles subtiles,
Découvrent la clef des symboles hermétiques...

Par la Grâce de Dieu, que ma Supra-Conscience
Traverse l’opacité des passions cruelles,
Rejoigne la clarté du moment de silence,

Pénètre la valeur des visions spirituelles
Pour que dans sa splendeur, mon Extase-mystique
Me transfigure avec le Dharma véridique !

Quang-Thắng TRỊNH.

La Nostalgie du Tigre



Dans la cage de fer - quand je rongeais ma haine
- Allongé, je comptais tous mes jours à la traîne,
Méprisant ces badauds, flatulents, sidérés,
Qui raillaient le seigneur des profondes forêts
De leur mesquin regard superbement craintif.
A présent, disgracié - déshonoré, captif,
Jouet rarement vu - je divertis ces gens,
Comme le font ces ours, au naturel changeant,
Et ces deux léopards d’à côté, nonchalants.

Je vis toujours avec tous ces regrets mordants
De mes jours insoumis, arrogants d’autrefois,
Je pense à mes forêts, à l’ombrage des bois,
A ces vents puissants des bois retentissants,
A ces voix des torrents hurlant dans les versants,
À ces moments, où violemment, je rugis l’hymne,
Quand je marchais bien digne et tout sérénissime,
Quand j’ondulais mon corps, tels des flots en cadence,
Quand je jouais des griffes avec l’ombre en silence
Parmi les épines, les herbes acérées,
Quand les obscurités des antres lacérées
Par l’acuité divine de mes yeux, je fis taire
Toutes choses existant alors sur cette terre,
Je sus que j’étais bien le seigneur de tout être
Vivant dans ces lieux où je régnais sans paraître
- Sans nom et sans âge – parmi les végétaux.

Où sont les clairs de lune, aux bords de mes ruisseaux,
Quand, buvant leurs reflets, j’étais ivre de proies ?
Où sont mes jours de pluie s’étendant sur les bois
Lorsque je contemplais silencieusement
Mon royaume changé miraculeusement ?
Où sont les aurores inondant de clarté
Mes arbres verdoyants dans toute leur beauté ?
Et mes oiseaux chantant mes grasses matinées ?
Et mes soirées dans ces forêts ensanglantées,
Où j’attendais la fin du chaud accablant
Pour m’emparer tout seul de leur secret troublant ?
Hélas ! Que reste-t-il de mes temps héroïques ?!

A présent, j’embrasse cette haine stoïque,
Détestant ces sites inchangés et si tristes,
Tous ces arrangements, artificiels, simplistes :
Fleurs soignées, gazon tondu, mesquines allées
Au tracé rectiligne et plantes retaillées ;
Des courants d’eau saumâtre, imitant les ruisseaux
Qui ne s’écoulent pas entre les motifs faux ;
Quelque touffe feuillue, gentille et sans mystère…
Osant falsifier mes jungles millénaires,
Tous mes lieux ténébreux et sublimement beaux !

Ô ! Tout-Puissant Esprit des contrées grandioses !
Où ma race régnait jadis en virtuoses,
Où je me débattais dans leur vaste secret,
Je pourrai jamais plus, désormais, les revoir !
Savez-vous, Tout-Puissant, que dans mon désespoir,
Pour être près de vous par mon Âme en regret,
Je poursuis mon grand rêve de ces vastes forêts ?
Ô ! Mes vastes forêts ! Mes terribles forêts !


Toulouse, février 2007.
Quang-Thắng TRỊNH.
[Poème traduit de « Hổ Nhớ Rừng » - Thế-Lữ (1936)]

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